[Test] Drone DJI Mavic Mini : compact et grand public

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Le drone DJI Mavic Mini : miniaturisation me voilà !

Le DJI Mavic Mini est vraiment, mais alors vraiment, très compact. Il est plus petit qu’un smartphone une fois plié, même si bien plus épais évidemment.

Même déployé, les dimensions de ce drone DJI Mavic Mini en font un des drones les plus petits du marché grand public, pour le plus grand bonheur des voyageurs et autres traileurs.

Cela peut poser certains soucis pour les télé-pilotes soucieux de respecter la législation française, notamment la difficulté de respecter la contrainte de vol à vue uniquement.

On perd vite l’appareil de vue, au delà de 100m. Heureusement,un radar indique clairement a position de l’appareil par rapport à la télécommande, permettant de correctement orienter les antennes pour retrouver le visu sur son appareil.

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Même rangé dans sa housse renforcée, avec ses 3 batteries et sa télécommande, l’aéromodèle rentre aisément dans un sac à dos, tout en étant protégé des chocs.

Le système de pliage des bras a fait ses preuves depuis le Mavic Pro premier du nom, c’est un régal de compacité et de fiabilité. Avec un petit élastique maison ou officiel, les hélices sont bien tenues et sécurisées pour le transport.

Une télécommande simple et bien conçue

Certains lui reprocheront une simple technologie WiFi et non OcuSync comme sur les DJI haut de gamme (Mavic Pro ou même leSpark). Je n’y vois pour ma part rien de gênant, pour du vol à vue, on est comblés. Le retour vidéo est limpide, même à 500m ce qui n’était pas le cas des anciennes générations de Phantom.

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Un câble parmi les 3 fournis (micro, mini USB et lightning) permet de charger le smartphone et assure le lien OTG et donc le transfert d’informations avec la télécommande du Mavic Mini.

Les supports inférieurs tiennent bien le smartphone et mon One Plus 7T, pourtant volumineux, tient très bien en place et se laisse oublier en vol.

Les antennes orientables sont très compactes une fois repliées mais garantissent une portée très correcte.

En plus des sticks permettant la gestion de l’altitude, du roulis, tanguage et lacet, nous retrouvons une molette de gestion de l’orientation verticale de la caméra, un bouton de déclenchement de prise de vue vidéo, un de prise de vue photo, un bouton RTH (Return To Home = retour au point de décollage automatique) et un bouton de mise sous et hors tension.

Simple, efficace.

Drone DJI Mavic mini : la force tranquille

Le drone DJI Mavic Mini, de par son très faible poids, se comporte mal par fort vent. Les rafales de plus de 9 m/s deviennent difficilement gérables et d’après mes essais, un vent constant de cette vitesse ou plus vous fait risquer des “fly-away”. Un “fly-away”, c’est une situation désagréable : votre drone se fait emporter par le vent et n’arrive pas à avoir une vitesse sol positive pour revenir, même à pleins gaz. Quand on le sait, on fait gaffe et on décolle en remontant le vent quelques dizaines de mètres pour faire un essai et voir si l’évolution est possible ou trop risquée.

Bref pour filmer des scènes de régate ou kitesurf, c’est mort !

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Ceci dit, le Mavic Mini est impressionnant, et sa faible prise au vent lui rend toutefois service :

  • Il se comporte très très bien par vent modéré et en mode S (Sport) avec une autonomie d’une bonne vingtaine de minutes et titillant les sticks comme un bourrin. Le drone s’arrête très bien et les commandes répondent du tac au tac, mieux qu’avec une drone lourd qui doit casser une plus grande énergie cinétique. Un régal pour les pilotes amateurs de sensations en FPV.
  • Le mode P (Positionning) paraîtra un peu mou aux habitués des Mavic Pro et même Phantom. En revanche, il évite bien des surprises au débutant en garantissant un positionnement GPS et limite les dérives au décollage et atterrissage en compensant le vent.
  • Le mode C (Cinéma), très mou, permet par contre des prises de vue douces et cinématographiques. A réserver aux conditions météo idéales.

Attention cependant, ce drone pour débutant ne dispose pas de capteurs anti-collision !

Une caméra grand public décevante

Les prises de vue avec le DJI Mavic mini sont très convaincantes dans leur fluidité avec une nacelle très bien stabilisée. On sent l’expertise de DJI en la matière, je retrouve une meilleur fluidité que sur le Phantom 3 SE que j’ai eu auparavant.

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La qualité vidéo et photo pêche par contre pour ceux qui veulent en faire un usage semi-pro. Pas de format RAW pour les photos, qui sont de qualité médiocre dès que le temps se couvre. De la déformation et un manque de piqué flagrants sur les bords de l’image rendent les clichés peu exploitables.

En vidéo, c’est un peu meilleur si l’on se cantonne au mode 1080p (full HD) à 60 images par seconde. Le mode 2,7K fait redescendre la cadence à 30 images par seconde et déçoit.

La force du logiciel DJI Fly, conçu pour le Mavic mini

Le logiciel pour smartphone (Android, iOS) DJI Fly est simpliste. On regrette justement l’absence de tutoriel complet de prise en main. Un petit “jeu vidéo” ou mini simulateur serait le bienvenu, sans besoin de brancher le drone par exemple. Il permettrait au débutant, auquel s’adresse clairement ce type de drone, d’éviter des erreurs de base et de s’exercer sans casse.

Configurer le failsafe correctement (surtout pas en RTH ou Auto-land justement mais en mode Hover) pour les vols au dessus de l’eau depuis un bateau, n’est expliqué nulle part. Pas mal de dronistes débutants ont dû pourtant couler leur précieux bêtement de la sorte !

L’interface a le mérite d’être globalement claire en vol mais pas assez expliquée. Pourquoi ne pas proposer une check-list avant décollage pour configurer l’ensemble des paramètres, par définition variables à chaque vol.

Calibrage magnétique, niveau batterie, altitude max, comportement en cas de souci de connexion, distance max sont des paramètres primordiaux qu’il convient de vérifier à chaque fois, et DJI Fly ne nous y incite pas !

Ces quelques critiques étant formulées, DJI Fly reste très pratique à l’utilisation, avec toutes les données du drone visibles en un coup d’oeil : vitesse, éloignement, altitude, batterie, radar d’orientation, mode de vol.

Une législation française plus clémente pour le drone DJI Mavic Mini

Une drone n’est pas un jouet ! Et certainement pas à mettre entre les mains d’un enfant ou même ado. Le drone fait 249g avec batterie (sans protections d’hélice) ce qui le classe au rang de jouet dans beaucoup de pays hors Europe. Pas en France, heureusement, mais il bénéficie de par son poids d’un assouplissement de la réglementation applicable.

Au 1er janvier 2021, la réglementation Européenne en matière de drone devrait être transposée en droit français, mettant fin au capharnaüm législatif français auquel le grand public ne comprenait rien, faisant tout et n’importe quoi et surtout n’importe où avec son drone.

Le drone DJI Mavic Mini sera classé à partir du 1er janvier 2021 en classe 0. Ce qui le positionne dans cette classe est son poids de moins de 250 grammes et sa vitesse n’excédant pas 19m/s soit 68km/h (Vmax du Mavic mini = 13m/s en mode Sport).

C’est une très bonne nouvelle puisqu’il pourra survoler des personnes isolées (pas de regroupement) et vous pourrez donc faire des photos de vos amis en rando en toute légalité.

En revanche, il ne pourra pas excéder une altitude de plus de 120m par rapport au point de décollage (soit 400 pieds) et ce, toujours afin de laisser une (petite) marge aux aéronefs habités qui peuvent descendre à 500 pieds minimum en vol normal.

Étant donné que l’utilisation du Mavic Mini correspond à un vol à faible risque dans le cadre du loisir (ancien scénario 1), le télé-pilote sera en catégorie dite “ouverte” (à opposer aux deux autres catégories dites “spécifique” et “certifiée”). Il faudra donc respecter les contraintes de :

  • vol à vue
  • hors agglomération
  • hors zone contrôlée ou parc naturel
  • enregistrement du drone sur la plateforme Alpha-Tango de la DGAC
  • passer une formation en ligne, gratuite et obligatoire

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