Test Assassin’s Creed Brotherhood (Xbox 360)

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Enfin ! Après un an d'attente voici la suite d'Assassin's Creed II, honteusement nommée Assassin's Creed Brotherhood. Mais qu'importe le titre, ce qui importe c'est que nous arrivons à la fin de la trilogie d'une des meilleures séries vidéo-ludique de la décennie. Avec un premier épisode mémorable mais limité, une suite pendant la plus belle période de l'Histoire on continue l'aventure d'Ezio.

Où en sommes-nous ? A la fin de l'épisode II Ezio venait de vaincre Rodrigo Borgia (devenu pape) tandis que Desmond faisait ses premiers pas en tant qu'assassin dans un final mémorable. Sérieusement, depuis le premier épisode on en rêvait de voir Miles pourrir du Templier ; il aura fallu le générique de fin du II pour le voir passer à l'acte et c'était jouissif, l'apothéose qui promettait un final du feu de dieu. Et sans compter les révélations des Divinités ! Assassin's Creed avait été annoncé comme une trilogie, on attendait donc toutes les réponses ici. Je spoile quelques points donc si vous comptez vous réserver la surprise ne lisez pas avant d'avoir fini le jeu.
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Fébrilement, je lance le jeu m'attendant à retrouver Ezio dans sa plus belle forme, quoiqu'un peu plus vieux. Première mauvaise surprise, la modélisation des personnages est affreuse. Certes le moteur graphique commence à se faire vieux mais c'est la marque du jeu et je voyais mal Ubisoft s'aventurer dans un nouveau moteur à l'occasion de l'opus final. J'ai failli vomir à un moment rien qu'en voyant le visage d'Ezio : comment pouvait-il être aussi difforme ?! Heureusement dès la fin de la séquence on retrouve une modélisation acceptable.

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Par contre il y a eu mésentente tout au long du jeu : que foutent les scénariste de CoD sur Assassin's Creed ? La marque de fabrique de la licence c'est de nous avoir proposer un scénario grandiose et unique ; or sur ce troisième opus on a un scénario classique de vengeance. Pis, on s'acharne sur Cesare Borgia juste pour la mort de Mario alors que Rodrigo fait pâle figure, existant à peine. Il est passé où l'ennemi charismatique et toujours identifié comme un Templier ? Le scénario n'est captivant que pendant les visites de Leonardo et les scènes « érotiques » entre Lucrezia et Cesare. Quand je pense que dans le premier du nom la moindre cible devenait prétexte à tout un scénar', je suis très désappointé.

Sans parler de la fin. NAN MAIS PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! C'EST QUOI CE TWIST FINAL POURRAVE ? Qu'on m'indique les coordonnées du clown qui s'est chargé de l'histoire que j'aille le faire souffrir avec des vidéos de Dorothée !

[SPOIL] Annoncer une trilogie pour au final prévoir un quatrième épisode, minimum, c'est assez chiant. Je les voulais moi mes réponses et au final on se retrouve avec les mêmes questions, sauf qu'elles ne sont même pas ravivées. Même les classiques énigmes, vous savez les symboles sur les bâtiments, bah même là c'est…triste. [/SPOIL]

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Bilan du scénario, je suis désappointé, très désappointé puisque la puissance scénaristique a disparu, pouf, envolée ! En revanche tout le reste du jeu est épique. Je ne m'attendais pas à une bête extension, et je me faisais un plaisir d'incarner Ezio dans Roma. J'ai été servi, la ville est immense et à aucun moment le jeu est répétitif. On a l'impression d'évoluer dans les ruelles de Venice couplée à l'architecture de Firenze : extraordinaire. Et sans aucun ralentissement ni freeze, on arpente toutes les zones sans temps de chargement. La campagne environnante saura vous dépayser au besoin, vous serez ébahi devant la beauté des monuments parfaitement représentés. Roma n'est pas l'une des plus belles villes au monde pour rien, et maintenant j'ai envie de la visiter, pour de vrai !

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Le gameplay a bien entendu été amélioré et Ezio bénéficie des avancées technologiques qui ont eu lieu pendant les quelques années le séparant de la fin du II. L'arbalète est extra, plus efficace qu'un sniper. Ezio peut garder sur lui encore plus de fioles de poison et de munitions. Le must du jeu c'est tout de même les nouveaux finish moves d'Ezio. On ressent la puissance et l'expérience de l'assassin et presque à tout instant vous allez pouvoir gérer exactement la manière dont vous achèverez votre cible…au pistolet ! Les nouvelles fléchettes empoisonnées sont efficaces mais malheureusement les poisonneux ne toucheront aucun soldat comme dans le deux, ou rarement.

Plus fluide, plus souple et plus habile dans cet épisode on dit aussi adieu à toutes les maladresses qui nous faisaient chuter à chaque instant. Sur plus de 20 heures de jeu je n'ai chuté qu'une seule fois à cause de ça. Respect.

La seconde nouveauté du soft, c'est la présence de la confrérie des assassins. Roma étant sous l'influence des Borgia vous allez devoir incendier les diverses tours de la ville. Chaque tour incendiée vous permettra de recruter un apprenti assassin. Vous allez donc attribuer des missions à vos apprentis pour finalement les introduire comme Assassino au cours d'une cérémonie. Et le moment où vous introduirez (hum) votre dernier apprenti sera un moment jouissif. Douze tueurs surentraînés et pouvant vous assister à tout moment, c'est mortel. 

Pour conclure je reproche à Assassin's Creed Brotherhood d'avoir abandonné une partie de l'essence du credo. On a gagné en Prince of Persia, en gestion et en infiltration mais les séquences de pistage et d'assassinat sont peu nombreuses au final, mais ça se rattrape avec les assassinats à cheval ! \o/

Assassin's Creed III est l'épisode le plus complet et poussé de la série, et ce au détriment du scénario. Il ne reste plus qu'à espérer du IV de mettre enfin Desmond en valeur et de remettre le scénario sur rail. Je n'ai pas encore craqué  pour le compte Gold Xbox Live, du coup je ne peux juger ce que vaut le mode multijoueur.

Note : 8/10


Ce test a été rédigé intégralement par @Syphiss. Merci à lui ;)

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Commentaires : 5

  1. Syphiss 24 novembre 2010 - 10:53 Reply

    Youpida ! \o/

    Pour info, j’ai appris qu’en fait il ne s’agissait pas de l’épisode 3 proprement dit mais d’un 2.5. Comme Ubi a toujours dit que ce serait une trilogie j’ai sur-interprété… Il n’empêche que ce n’était pas une raison pour bâcler le scénario.

  2. Fabien 24 novembre 2010 - 11:51 Reply

    Rien qu’à la fin du AC 2, l’apparition des fameuses divinités à porté un sacré coup à la crédibilité du scénario du jeu. Les scénaristes ont peut-être trop regardé Stargate…

  3. Syphiss 25 novembre 2010 - 18:13 Reply

    @Fabien Pas du tout, ça permet d’ailleurs de justifier un max d’événements comme la date (2012) ou encore les symboles du I. Seules des divinités peuvent avoir fait cela. Et en introduisant un côté cosmique ça perpétue le côté religieux d’AC2. Pour ma part ça m’a pas du tout choqué et ça annonçait un max de rebondissement pour la suite. Ce qui a lieu à la toute fin d’ACB.

  4. Darkbazor 29 novembre 2010 - 16:04 Reply

    Moi j’attends avec impatience la sortie sur PC. J’comprends toujours pas pourquoi ça arrive toujours 4 mois après…

  5. Voltxster 2 décembre 2010 - 13:50 Reply

    Je n'ai pas encore fini le jeu, je suis d'accord avec toi sur ta critique. Je reproche aussi le fait, que les 2 premières heures de jeu sont un tutorial déguisé pas très passionnant.

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