[critique ciné] 127 heures

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127 heures est le dernier film de Danny Boyle, le génie qui a réalisé Slumdog Millionnaire. Le scénar est simple à tel point que je ne suis pas allé voir le film pour ça mais plutôt pour voir ce dont est capable Danny Boyle, le réalisateur, dans un film totalement différent de Slumdog. Aron Ralston est un alpiniste plutôt expérimenté qui part un beau week-end crapahuter dans les gorges de l'Utah. Tiré du roman autobiographique du jeune homme, le film raconte ce qu'il a enduré pendant 127 heures après avoir été coincé dans une gorge par la chute d'un bloc de roche. On suit donc ces longues heures avec lui, au gré des hallucinations dues à la chaleur, la soif et le stress.

Si le synopsis de 127 heures vous fait quelque peu penser à Buried, détrompez vous, c'est bien plus que cela. 127 heures, c'est un film mêlant habilement divers registres, réussissant un huis-clos haletant tout en nous faisant profiter de paysages magnifiques qui donnent des envies d'évasion et de grand air.

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Le film impulse un rythme soutenu dès les premières minutes avec un montage envolé et sportif qui donne une pêche d'enfer. L'usage de l'écran splitté fait très bien passer l'idée de vitesse, de plaisir que ressent Aron Ralston en s'échappant de la vie citadine. Après l'accident, 127 heures nous livre des séquences diverses allant de la simple vue extérieure de Aron en piteux état physique à la plongée au plus profond de ses hallucinations. James Franco joue juste et je me suis vraiment reconnu dans cet adepte de sports extrêmes, en symbiose avec la nature à tel point qu'il en oublie les dangers qu'elle représente.

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127 heures est l'histoire poignante d'un jeune homme, filmée et narrée avec brio, jouant sur le contraste entre l'immensité de son environnement et l'étroitesse de la gorge dans laquelle il est prisonnier. Danny Boyle jongle avec finesse entre diverses méthodes narratives, usant de tous les stratagèmes cinématographiques possibles au niveau de la caméra pour nous faire vivre avec régal l'heure et demi que dure ce huis-clos.

Un film à voir, absolument !

[rating:4/5]

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Commentaires : 6

  1. speedeo 22 février 2011 - 19:55 Reply

    pour regarder un film de 127 heures , on doit suivre un entrainement particulier?? ….^^

  2. Fab 22 février 2011 - 21:15 Reply

    En voilà un film qui sort des sentiers battus !

    Merci pour cette bonne critique qui donne sacrément envie !

  3. Nicolas 22 février 2011 - 22:02 Reply

    @speedeo : haha j’ai bien rigolé a ta vanne n’empeche ! Sans rire le film passe super bien en 1h30, on ne s’ennuie pas un instant, c’est une prouesse.

    @Fab : De rien, j’ai pris bcp de plaisir à le regarder (en avant premiere) donc je fais partager ;)

  4. speedeo 23 février 2011 - 05:37 Reply

    si tu as ris , le but est atteint alors !!^^

  5. Darkbazor 24 février 2011 - 19:13 Reply

    Et alors on voit bien quand il se coupe le poignet?
    J’hésite à aller le voir parce que je sais comment ca se finit et tout ce qu’il a enduré (hallucinations, économie d’eau, quelle technique pour se couper le poignet etc), car j’ai failli lire l’autobiographie de Aron Ralston, Plus Fort Qu’un Roc mais finalement non.

  6. Darkbazor 25 février 2011 - 10:25 Reply

    Bon ben j’ai répondu à ma question moi même, je l’ai regardé en Bluray ce matin. T’vas pouvoir supprimer mon commentaire précédent ^^

    Effectivement il est pas mal mais sans plus.
    J’appellerai pas ça un régal d’ailleurs puisque y a beaucoup de scènes d’hallucinations filmés bizarrement. On dirait presque qu’on regarde un clip mélangé à des pubs (Canon, Coca).
    Bon ok Danny Boyle est connu pour son agitation dans ses films (comme Trainspotting)mais là quand même, il aurait pu être plus sage.
    Ah oui et j’aime bien à la fin le message préventif: toujours dire où l’on va avant de partir. Comme si on avait pas compris…on nous prend pour des cons ou quoi?
    Qu’est ce que je pourrais rajouter? La bande son est étrange elle aussi. Pourquoi ces choix musicaux?
    J’ai préféré la mort suspendue (en livre et film) que je te conseille d’ailleurs.
    Le seul point positif que j’arrive à trouver c’est James Franco qui arrive à donner du vivant à ce personnage.

    Je vais mettre un 9.5/20.

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